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Inauguration du vélodrome Poulidor à Bonnac-la-Côte

le 3 juillet 2019
L’ARPAD, aux premières loges !
Les militants bénévoles de l’association des Amis de R. Poulidor & A. Dufraisse ont opportunément ressorti l’exposition retraçant la brillante carrière professionnelle de leur célèbre Président d’honneur. Et ils l’ont installée sur le site de ce remarquable équipement : le septième vélodrome couvert, le seul en France utilisant une toiture en dôme gonflable. Voir article : https://www.lepopulaire.fr/bonnac-la-cote-87270/sports/le-velodrome-communautaire-raymond-poulidor-a-pris-son-allure_13598649/#refresh.


A la suite de Jean-Paul Duret, le Président de la Communauté Urbaine Limoges-Métropole, propriétaire du nouveau pôle vélo – dont le vélodrome constitue le plus beau fleuron – les différents représentants des institutions qui ont contribué à sa réalisation ou à son financement ont souligné les qualités bien connues de celui qu’ils qualifient de « meilleur ambassadeur du Limousin », et notamment son humilité. Il n’a accepté de donner son nom au vélodrome que lorsque il a eu la certitude que la piste porterait celui d’André Raynaud, champion du monde en 1936, année de naissance de Raymond, décédé accidentellement l’année suivante sur la piste du vélodrome d’Anvers où une plaque rappelle ce drame. Il lui a d’ailleurs rendu un vibrant hommage dans son discours improvisé où il a également cité les noms de plusieurs autres champions cyclistes limousins dont les champions du Monde Luc Leblanc et André Dufraisse qui ont regretté de ne pas pouvoir être présents. Il a souhaité que le cyclisme limousin retrouve sa vigueur passée grâce à ce « remarquable outil ».


Si Raymond Poulidor – en compagnie de son vieil ami Hubert Fraisseix – à son arrivée sur le site, était accueilli comme il se devait par Claude Brunaud, le dynamique Maire de Bonnac-la-Côte


Après les discours, le public invité a pu visiter le vélodrome et y voir évoluer sur la piste André Raynaud, quelques coureurs dont le jeune Benjamin Thomas, champion du Monde de course à l’américaine.

La journée s’est poursuivie au gymnase communautaire voisin, où était servi un délicieux cocktail dinatoire. Les invités présents l’ont apprécié comme ils ont pu découvrir ou revoir les grands moments de la longue carrière de Raymond, rappelés sur les panneaux de notre exposition qui sera visible dans la coquette cité corrézienne de Marcillac-la-Croisille (inauguration le 12 juillet, vernissage en compagnie de Raymond Poulidor le 8août).

35ème foire aux vins de Sauviat-sur-Vige

Sur le stand de l’ARPAD à la 35ème foire aux vins de Sauviat-sur-Vige, R. Poulidor dédicaçait ses livres, et plusieurs personnalités lui ont rendu visite, comme le Maire de Marcillac-la-Croisille où sera l’exposition « Poulidor » durant le mois de juillet.


Le journaliste-écrivain Bernard Verret qui a collaboré à la mise en forme du dernier livre de Raymond, était également présent sur le stand. Il prépare actuellement un livre sur les champions haut-viennois. Sur le podium où s’est produit un groupe folklorique de Casaniouze accompagné par le Maire. Le fondateur de la foire aux vins n’est autre que JP Nexon, le Maire actuel de Sauviat. Il a été fait citoyen d’honneur de la Haute-Vienne par le Président JC Leblois du Conseil départemental.
Il a reçu également un poster des mains du Président Claude Louis où figure un beau texte calligraphié sur l’amitié par Antoine Blondin, dont l’ARPAD célèbrera bientôt les 50 ans de son installation à Linards. On peut voir sur une photo, JP Nexon en train de lire ce beau texte.

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30ème édition LA LIMOUSINE ANDRE DUFRAISSE

Près de 1.450 coureurs ont participé à l’épreuve ce samedi.

Sous le regard du quintuple champion du monde de cyclo-cross mais aussi de Raymond Poulidor, les amoureux de la Petite Reine, parmi lesquels Laurent Brochard, le champion du monde 1997, ont sillonné la campagne limousine.

André Dufraisse -Luc Leblanc- Raymond Poulidor -Rolf Wolfshohl -Laurent Brochard

Le peloton des fidèles a une nouvelle fois répondu en masse. Ils étaient près de 1.450 cyclos à s’élancer ce samedi matin du champ de Juillet de Limoges en direction de Panazol pour la 30e édition de la Limousine – André-Dufraisse.

Côté palmarès, l’ancien champion du Limousin Loïc Herbreteau (AC Aigre Jarnac Rouillac) a remporté le 159 km quand le jeune Pirlouit Lebreton (CS Mainvilliers) s’imposait sur le 129 km.

Raymond Poulidor évoque son petit-fils Mathieu Van der Poel après sa victoire à l’Amstel Gold Race : « Il est terrible, extraordinaire ! »

Raymond Poulidor est fier de son petit-fils Mathieu Van der Poel. © Thomas JOUHANNAUD

Raymond Poulidor a suivi de chez lui, ce dimanche, la victoire de son petit-fils Mathieu Van der Poel à l’Amstel Gold Race. Heureux et fier, « Poupou » ne tarit pas d’éloges sur le jeune prodige hollandais.

Comment avez-vous vécu la victoire de votre petit-fils Mathieu ce dimanche sur l’Amstel Gold Race ? 

« Je crois que j’ai été plus crispé que lui ! J’ai suivi la course en direct à la télévision. Lorsque j’ai vu l’attaque de Mathieu, j’ai eu la même réaction que Laurent Jalabert qui était aux commentaires et qui a dit qu’il était fou. Je me suis dit  : « Mais c’est un fou ! ». Jalabert a tout de suite ajouté : « C’est un fou, mais quelle classe, quel panache, il est hors du commun ! « . Et puis Mathieu a insisté malgré le vent défavorable, il voulait revenir à l’avant. Il pensait qu’il allait être accompagné. Mais son attaque a été tellement violente que personne n’a pu le suivre. Quand Julian Alaphilippe a contré, Mathieu n’a pas pu suivre. Je me suis dit : « Bon, il a fait une erreur et la course est perdue pour lui ». Mais après il a très, très bien couru, intelligemment. Il s’est fait ignorer, il s’est désintéressé de la course, les autres ont pensé qu’il avait une faiblesse et qu’il devait récupérer. Tout le monde a alors participé à la poursuite et les écarts n’ont jamais été énormes. Et ensuite Mathieu a réalisé une fin de course… Tout le monde est sidéré ».

Est-ce qu’il vous a épaté ?

« Il m’a déjà épaté à de nombreuses reprises mais je crois que dimanche, cela a été le fin du fin… (sourires) ». 

« Il court très intelligemment et il court pour gagner »

Même si cela fait longtemps que l’on sait qu’il est doué, est-ce qu’il vous étonne ?

« Ah oui ! Mais il étonne tout le monde ! Il étonne déjà le papa. J’ai souvent son père au téléphone et il me dit :  » Je pensais qu’il était doué mais à ce stade-là, non… ». Car si on réfléchit, il passe du cyclo-cross avec une heure de course à cinq, six heures sur la route avec 260 ou 280 km sans problème ! Et puis, il termine dans un état de fraîcheur, une faculté de récupération énorme. C’est sa sixième victoire depuis le début de la saison. Je suis peut-être prétentieux en disant cela mais s’il était dans une très grosse équipe, on se poserait la question : est-ce qu’il n’aurait pas gagné toutes les courses sur route auxquelles il a participé depuis le début de l’année comme il l’a si bien fait en cyclo-cross ? ».

Que vous inspirent son style, sa façon de courir ? 

« Il court très intelligemment. Très, très intelligemment (il insiste). Et puis, il court pour gagner. La deuxième place ne l’intéresse pas. Dimanche, j’ai bien vu, il s’est fait ignorer sur les derniers kilomètres. Et ce qu’il a fait sur la fin, je me répète mais ça sort du lot ! Il est terrible, extraordinaire ! ». 

Quand vous le voyez courir aujourd’hui, est-ce que vous avez encore en mémoire quand, tout petit, il faisait chez vous dans votre allée la course avec son frère David et qu’il envoyait ce dernier dans les thuyas pour gagner… ?

« Oui, cela rappelle des souvenirs… (sourires). Ils avaient deux ans et demi d’écart et David était supérieur à Mathieu. Ils faisaient la course et le premier qui arrivait au portail, c’était David évidemment. Je vous assure que c’était pas drôle, hein…! Mathieu se roulait par terre, il ne voulait pas rentrer…! (rires). C’était un gagneur déjà ».

Vous dites : “Mathieu, il est plus fort que son père et que son grand-père !” Pourquoi ?

« Parce que son père a un palmarès extraordinaire, j’en ai un beau également mais ce que fait Mathieu à son âge, pfff… Je ne sais pas si un coureur l’a déjà réussi. Il est champion dans toutes les disciplines : champion de Hollande en VTT, sur route, en cyclo-cross, champion du monde en cyclo-cross, et ainsi de suite… C’est extraordinaire, cela ne s’est jamais vu. Et il n’a que 24 ans ! »

Et donc il est plus fort que le grand-père ?

« Ah il est plus fort que le grand-père et que le père aussi ! Et le père est d’accord ! (rires) ».

Jusqu’où il peut aller ? On ne sait pas de quoi il est capable

Même si vous ne souhaitez pas intervenir dans sa carrière, y-a-t-il néanmoins un conseil que vous lui donneriez ?

« On ne peut pas lui donner de conseil. Il n’accepte pas les conseils (sourires). C’est lui qui dirige sa carrière. D’ailleurs, le père le dit : « Je n’interviens pas du tout, c’est lui qui décide les courses qu’il va faire et il sait se préparer en fonction de ces courses ». Certainement, il a les qualités physiques pour. Je le vois courir, il est très souvent en danseuse. Et il respire une force extraordinaire. C’est un athlète fabuleux. Il mesure 1,85 m, lorsque je le vois torse nu, c’est quelque chose ! C’est un physique hors du commun ».

Jusqu’où le voyez-vous aller ?

« On ne sait pas. On ne sait pas de quoi il est capable. Quand on voit ce qu’il a fait dimanche, on ne sait pas ce qu’il est capable de faire. On a vu le déroulement du Tour des Flandres. S’il n’a pas ses pépins, je pense qu’il peut arriver seul. D’ailleurs, il avait prévu d’attaquer dans le dernier kilomètre. Il pouvait gagner le Tour des Flandres, vous vous rendez compte ! C’est quelque chose d’énorme ».

Il fait du cyclo-cross, du VTT et de la route. Est-ce que c’est un plus ou est-ce que vous pensez qu’il doit se spécialiser ?

« Se spécialiser, non je ne pense pas. Et puis, il est spécialisé dans tout ! VTT, cyclo-cross, route… Dernièrement, j’ai fait un repas avec Eddy Merckx et on en a parlé. Merckx m’a dit : « Ce n’est pas possible, il en fait trop ». Son père a réponse à cela. Il dit : « Non, il court moins que les autres. Il choisit ses courses et il en fait beaucoup moins que les jeunes de son âge. Seulement, toutes les courses qu’il fait il les gagne. Alors les gens disent : il en fait trop » ».

N’y a-t-il pas à ce jour deux interrogations, à savoir : comment Mathieu va récupérer sur une grande course par étapes et comment va-t-il passer la haute montagne ?

« Oui, bien sûr. D’ailleurs, lui même s’interroge. Il dit : « Je fais 75 kg, c’est un handicap, je suis trop lourd pour passer la grande montagne ». Mais vous savez, il suffit de regarder le passé. Miguel Indurain faisait à peu près son poids et il passait très bien la haute montagne. Alors Mathieu, avec le physique qu’il a, si un jour il se met dans la tête de passer la montagne, il la passera. Et à mon avis, sans problème. Toutefois, il a la mentalité des Hollandais, lesquels sont plus intéressés par une course d’un jour, les classiques et autres. Et quelquefois, il dit que sur les courses à étapes, il s’embête un peu… (sourires) ».

« Lui remettre le Maillot Jaune ? Ce serait énorme… »

Mathieu jouit déjà d’une popularité immense en Hollande mais aussi en Belgique. Et si le petit-fils dépassait le grand-père à ce niveau-là aussi ?

« Il l’a déjà atteinte, il l’a déjà atteinte ! Dimanche, sur l’Amstel Gold Race, cela a été quelque chose d’énorme. Et les Belges le considèrent comme un Belge ! »

Raymond Poulidor qui remet un jour le Maillot Jaune à son petit-fils sur le Tour de France, ce serait un beau symbole quand même…

« (Rires). Je ne sais pas. J’emploierais une expression en vous disant : « Si Dieu le veut… ». Il est encore pour deux ans dans son équipe actuelle, pour le cyclo-cross car il s’amuse dans cette discipline. Mais il a des demandes de partout et il va certainement signer un jour dans une très grande équipe. Au sein de celle-ci, il sera sûrement obligé de faire le Tour de France. Après, lui remettre le Maillot Jaune, il faudra que je sois toujours là. Mais oui, ce serait énorme… (sourires) ».

Recueilli par Xavier Georges

Twitter : @Xavier_Georges

xavier.georges@centrefrance.com

Raymond POULIDOR sera en dédicace le 1 mai 2019 à CHARADE (63130 ) dans le Puy de Dôme